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La commémoration de l'armistice du 11 novembre 1918 s'est déroulée comme avant avec du public, les discours, la Cigale, les pompiers, les enfants et les anciens combattants, un vin d' honneur était même au programme. Au cours de la cérémonie fut, en outre l'occasion de remettre la médaille de la ville au colonel Claude Degremont, Vitrylogien  né au Havre en 1921 dont nous avons souhaité le centenaire le 15 août dernier.

Claude  Degremont:

En 1938,il s’initie au pilotage et commence à passer les épreuves du brevet cet apprentissage fut interrompu par les évènements. Dès la fin de la guerre, il s’engage dans l’armée de l’Air. Fin aout 1944, il suit une formation militaire à Vitré mais il ne peut malheureusement pas intégrer l’école de pilotage à cause d’une acuité visuelle insuffisante, il choisit de rester dans l'armée et de devenir technicien des télécommunications chargé du fonctionnement et de l’entretien des différents matériels électroniques liés à l’aviation. Breveté mécanicien en 1946 et nommé sergent, il devient instructeur électronique à Salon de Provence en août 1946. Il présenta avec succès au concours d’entrée de l’Ecole de l’Air et sera nommé aspirant élève officier en septembre 1947. A la fin de ces brillantes études, il est affecté en Indochine, dans une compagnie de transmission où il installe pour l’Armée Française des postes de radio anglais sur des avions américains. En 1950, il est envoyé à Hanoï comme chef du centre de transmissions de la Base aérienne militaire. De retour d’Indochine en 1952, il est affecté en Allemagne comme responsable des achats de matériel technique dont l’Armée avait besoin. Nommé capitaine en 1955, il quitte ensuite l’Allemagne en 1957 pour étudier à Lyon la Physique Nucléaire, il participe aux expériences de test de bombe nucléaire faites au Sahara en 1960 puis dans les atolls du Pacifique. Il est  envoyé avec le grade de commandant à Brazzaville pour commander la compagnie des Transmissions des bases aériennes des 5 pays de l’ancienne AEF ( Congo, Gabon, Centre Afrique, Tchad et Cameroun). 3 ans plus tard, en 1963,  affecté à Cherbourg comme adjoint Air au Commandant de l’Ecole qui formait les officiers des futurs sous-marins nucléaires et il est à ce titre en relation fréquente avec le Commissariat à l’Energie Atomique, le CEA. Nommé lieutenant-colonel en 1968,il va alors à Avord près de Bourges comme chef des Moyens Techniques de la Base Aérienne qui comportait une escadre de Mirage IV, une escadre de ravitailleurs en vol, une école de perfectionnement du personnel navigant, un atelier de réparation des avions Dassault de la série 300 ainsi que tous les services techniques d’une Base aérienne : tour de contrôle, radar d’atterrissage, service incendie, télécommunications, carburant etc…Fin décembre 1970, il prend le commandement de l’entrepôt de munitions de l’Armée de l’Air qui assurait le ravitaillement en munitions de toutes les Bases de Métropole et d’Outre-Mer. Les munitions = missiles…Juillet 1973, nommé colonel et affectation en Région Parisienne au Ministère de l’Air, comme chef de bureau dans un emploi administratif qui ne lui convient pas. Ainsi est il rapidement muté dans un poste plus opérationnel qui sera le dernier de cette longue et brillante carrière : il devient alors Chef du Service des Marchés de la Direction Centrale et signez les marchés avec délégation de signature du ministre des Armées. En 1978, vous avez 57 ans, soit la limite d’âge de votre grade et devez donc quitter l’Armée après une belle cérémonie où lui est remise la médaille de l’Aéronautique.